Jenny Montigny (1875-1937)

Lot 41
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Estimation :
20000 - 30000 EUR
Jenny Montigny (1875-1937)

Jeux de fillettes dans la cour de l'école Pastel et fusain sur papier teinté

Signé en bas à droite

46 x 55 cm - 18 1/8 x 21 5/8 in.


PROVENANCE

Collection particulière, France «À l'âge de dix-sept ans, Jenny Montigny prend conscience de sa vocation artistique après avoir vu au musée de Gand l'une des toiles les plus brillantes d'Émile Claus [Les martins-pêcheurs, 1891] et décide d'apprendre la peinture auprès de lui. Jeune fille gracieuse et sensible, Jenny Montigny fut bien accueillie par Emile Claus et fut heureuse d'entrer dans le cercle d'élèves et d'amis qui l'entourait : la " Clauserie ".


À la naissance du siècle apparaissent ses premières toiles significatives dans lesquelles elle a choisi de mettre le " luminisme " (qu'elle doit à Claus) au service du mouvement. Elle se plaît à peindre des enfants en train de jouer dans le village de Deurle, proche d'Astene, où elle s'est installée dans une spacieuse villa. Elle conjugue une touche spontanée à des empâtements qui n'alourdissent en rien les vibrations d'une lumière aux tonalités parfois plus grises que celles de Claus. À partir de 1902, année où, pour la première fois, elle participe au salon triennal de Gand, Jenny Montigny expose fréquemment en Belgique et à l'étranger, notamment à Paris.

Elle a su se différencier de Claus dans l'emploi de la couleur, la facture et le choix de ses sujets. Ses qualités artistiques et humaines lui ont permis d'avoir sa propre place, avec ses tableaux représentant les enfants de Deurle [commune belge de Laethem-Saint-Martin située en Région flamande dans la province de Flandre-Orientale], ses intérieurs et ses compositions unissant mère et enfant. Cependant, elle n'a jamais cessé d'admirer Émile Claus.

Tout en demeurant en retrait, par la force des choses, elle lui a consacré sa vie, unie à lui par une relation particulièrement profonde et tendre. En 1914 elle suivit Claus à Londres, d'où elle ramènera, la guerre terminée, une série d'eaux-fortes qui montrent sa maîtrise dans le noir et blanc. Son oeuvre graphique comprend aussi des portraits très vivants de Claus ainsi que des dessins qui se signalent par leur intimisme et leur sensibilité lumineuse. Après la mort de Claus, elle vécut dans le souvenir de l'homme qu'elle aimait. Ses dernières années furent assombries par le déclin du succès de l'impressionnisme, par les difficultés matérielles et par la maladie. Elle resta pourtant jusqu'au bout distinguée, élégante et gentille avec tous, les enfants en particulier, dans son village de Deurle.» «Jenny Montigny», in. Néo et post-impressionnistes belges dans les collections privées de Belgique, cat. expo., Pontoise, Musées Tavet-Delacour et Pissarro, 17 mars - 13 mai 1990 et Charleroi, Musée des beaux-arts, 18 mai - 17 juin 1990, Pontoise : Musées ; Charleroi : Musée des beaux-arts, 1990, n. p.

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