1974 Citroën DS 23 IE Confort

Lot 27
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Estimation :
25000 - 45000 EUR
1974 Citroën DS 23 IE Confort

Carte grise française

Châssis n° 02FG0299


Auto mythique à la ligne encore moderne

Récents travaux de carrosserie

Entretien suivi depuis 2007

Intérieur entièrement repris en 2017

Achetée en 2009 par Pierre-Henry Mahul

Ancienne statutaire, hautement collectionnée et très facile d’utilisation


J’ai rencontré Pierre-Henry avant de réellement connaître l’homme qu’il était. Toujours souriant, et joviale, il était un homme moderne dans un monde qui n’allait bientôt plus exister. Le garage Jacques Savoye dans le XVIIe arrondissement était un joyau au cœur de Paris, quand tous les grands constructeurs s’empressaient de quitter la capitale. A sa tête, il importa en exclusivité les marques Morgan, Rolls-Royce, Bentley, TVR et Wiesmann avant de devenir concessionnaire officiel Ferrari et Maserati à Bordeaux. Si je puis dire, à lui tout seul, il fit de la Morgan la plus française des voitures de sport britannique ! La passion croisa nos routes à mainte reprise à l’occasion des courses où il exerçait son talent pour la vitesse. J’avais alors 25 ans et sa façon d’embrasser le monde m’impressionnait… sa générosité au volant également! Neuf Tour Auto, toutes les éditions du Mans Classic dont une victoire au général et à l’indice de performance en 2004. Cinq Tour de Corse, quatre Monte-Carlo Historique mais aussi la Carrera Panamerica, le Gran Premio de Argentina ou encore le London to Peking et le London to Capetown, sans compter ses aventures à travers la Jordanie, la Baltique ou les Emirats. Je peux dire aujourd’hui que je connais Pierre-Henry et je l’en remercie infiniment. Ses voitures sont à son image, belles, performantes pour certaines, historiques pour d’autres mais toutes prêtes à prendre le chemin du voyage. « C’est le jouir, non le posséder qui nous rend heureux », disait Montaigne, je crois que cette citation illustre bien la façon dont il a profité de chacune d’elle. Je vous laisse le soin de les découvrir. Quant à toi Pierre-Henry, peu importe la route à présent, mais sois prudent…

Dès ma petite enfance les adultes s’amusaient à me demander de reconnaitre les voitures dans la rue. Mon statut prît un tour nouveau, une sorte de reconnaissance familiale un jour de 1962, j’avais alors trois ans et nous étions au feu rouge dans notre Peugeot 404 turquoise. Mon père au volant, son père assis à côté de lui, moi à l’arrière, mon père me demande si je connais la voiture qui est devant nous. Sans hésiter je réponds : « C’est la nouvelle Ford Taunus ! ». « Évidemment, c’est écrit dessus » dit mon grand-père, mais pas peu fier mon père ajouta : « Oui, mais il ne sait pas lire... ». Quelques semaines auparavant, j’avais mémorisé ses jolis feux arrière en amande dans l’Auto-Journal que mon père achetait et dont je n’étais capable de comprendre que les beaux dessins de René Bellu. Dans les années 1960, nous passions nos vacances en Espagne sur la Costa Brava, c’était un défilé permanent de toutes les voitures d’Europe. Quel ravissement pour moi que de découvrir chaque année, en vrai, les voitures que je ne voyais que dans la presse. Je me souviens de l’émotion de la découverte de la nouvelle Jaguar XJ 6 4.2, vert foncé avec ses cuirs beige clairs et son tableau de bord en bois verni aux multiples boutons. J’en voulais une comme ça quand je serai grand ! Il y avait aussi beaucoup de voitures anciennes que je n’avais jamais vu dans l’Auto Journal : de vieilles BMW 2600 toutes rondes, des DKW, des Glas, des Borgward, des Opel Kapitan pleines de chromes et bien sur des Mercedes et des Anglaises ! Très peu d’Italiennes en dehors des Fiat, de très rares Ferrari ou Maserati et quelques Lancia. Les italiens chics ne devaient pas venir jusqu’à Playa de Aro. C’étaient les Anglais qui avaient les autos les plus intéressantes et les plus bizarres, les Allemands et les Suisses les plus soignées. Les Belges étaient les seuls à avoir des voitures américaines qui m’impressionnaient mais ne m’attiraient pas vraiment... Jusqu’à l’apparition de la Ford Mustang. Au même moment et sur ces mêmes rivages, je découvrais la mer et la voile qui allait devenir mon autre guide dans ma vie… Toutes ces autos qui ont marqué mon enfance j’ai voulu les posséder, depuis ma première, une Triumph Herald 1200 décapotable, suivie d’une Floride, d’Anglaises en tout genre et nombre d’Alfa Romeo avec au sommet une Maserati Mistral, puis une demi-douzaine de Peugeot 504 et 604 en Afrique et en Algérie. J’avais possédé une centaine d’autos avant d’acheter mon premier garage en 1987. À l’époque je n’étais pas vraiment sensibilisé au phénomène de la voiture ancienne, c’étaient juste de (plus ou moins) belles voitures d’occasion que je pouvais m’offrir et dont je changeais souvent car je roulais beaucoup, toujours vite. Après avoir assouvi mon rêve de tour du monde à la voile, j’ai eu la chance de reprendre le garage de ma belle-famille, Jacques Savoye, et d’accéder ainsi aux plus belles marqu

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