1933 FIAT 508 Balilla

Lot 15
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Estimation :
1500 - 2500 EUR
1933 FIAT 508 Balilla

Populaire italienne emblématique

Projet de restauration intéressant

Eligible aux Mille Miglia


Titre de circulation italien

Châssis n° 108 - 071175


« Généreuse, rapide, disciplinée, infatigable, audacieuse, la Fiat 508 c’est la voiture de monsieur Tout-le-monde. Avec son prix d’achat minime, son coût d’entretien réduit, elle représente un progrès considérable. Petite mais confortable, elle est parfaitement aboutie et aussi moderne qu’une grande. Voici, enfin, la voiture destinée au peuple, le cadeau de Fiat aux Italiens ! » C’est en ces termes que le constructeur italien présenta la 508 au Salon de Milan le 17 avril 1932. Esthétiquement très proche de sa devancière, la 514, elle est beaucoup plus compacte avec un empattement raccourci de 30 cm. Son moteur en fonte 4-cylindres en ligne à soupapes latérales de 995 cm3 développe 20 ch à 3 400 tr/min qui permettent une vitesse maxi de 80 km/h. Sa boîte est à trois rapports non synchronisés, ses suspensions font appel à des essieux rigides et à des ressorts à lames longitudinaux, ses amortisseurs sont hydrauliques (et non plus à friction) et les freins à commande hydraulique (système Lockheed). La Fiat 508 surnommée « Balilla » fait référence à Giovanni Battista Perasso qui, en 1746 à Gênes, projeta un caillou sur un officier autrichien pour se rebeller contre l’invasion autrichienne dans la région. Comme la Ford T, la 508 a popularisé l’automobile. Une seconde série (4 portes et boite 4-rapports) suivra en 1934. La 508 sera également déclinée en plusieurs versions : Torpédo, Coupé, Spider, Militaire, Sport et même Mille Miles. Sa production entre 1932 et 1937 atteindra 170 176 exemplaires, un véritable exploit pour l’époque. La voiture qui illustre ces pages est d’origine italienne, et emblématique de cette production populaire à succès. Complète, avec tous ses feux et accessoires, elle présente une intéressante base de restauration.


Collection Anna-Lisa

Fruit de l’imagination et du talent des plus grands ingénieurs, designers et capitaines d’industrie, l’automobile est l’une des plus belles inventions du XXe siècle. Parmi ce panthéon, riche et protéiforme, comment choisir ? Telle est la délicate feuille de route du collectionneur. Patiemment, au gré de ses découvertes, coups de cœur et rencontres, il va affiner ses choix et les orienter jusqu’à constituer SA collection. C’est ce qui a particulièrement ému Patrick Duvarry et son épouse Anne Lise quand ils ont découvert dans la pénombre une collection d’automobiles qui n’avait pas vu le jour depuis des décennies. Ils ont eu le sentiment de toucher du doigt l’œuvre composée par un collectionneur. Comment ne pas leur donner raison ? A l’heure où la collection Morozov fait un triomphe à la Fondation Vuitton, on perçoit enfin à sa juste valeur la mission du collectionneur. Cette réflexion, elle est au cœur de notre vocation depuis des années chez Aguttes. Car, au delà de son rôle essentiel de préservation d’œuvres d’art, le collectionneur en révèle, en les réunissant, une part importante et instaure entre elles un dialogue inédit et secret. Gertrude Stein était ainsi probablement la seule à percevoir ce qui pouvait unir ses tableaux de Renoir et le travail du jeune Picasso, pré-cubiste. Comment également ne pas être séduit par la démarche entreprise par Patrick Duvarry avec la collection ANNA LISA Art On Wheels ? Car, au delà de la sauvegarde de cette collection d’automobiles oubliées, il n’a de cesse de vouloir promouvoir ce patrimoine roulant. C’est pourquoi la vente de 33 automobiles jamais dévoilées jusqu’ici est un moment historique pour la collection ANNA LISA. Cette collection est rare car elle est ce que les Anglo-Saxons appellent une « time capsule ». En effet, loin d’être des sorties de grange, ces autos ont été pour la plupart restaurées à grand frais au début des années 1990 avant d’être mises en sommeil dans des conditions idéales. Quel honneur pour les futurs propriétaires d’avoir à poursuivre cette œuvre, d’être les tous premiers à s’installer à bord d’intérieurs comme neufs, de redonner de la voix à des mécaniques endormies depuis des décennies ou de parcourir les premiers kilomètres des quelques autos qui ont été remises en route récemment. La Collection Anna-Lisa cache derrière son côté italien assumé et très marqué un hétéroclisme réjouissant pour tout amateur d’automobiles. Certaines autos sont rares, d’autres méconnues, d’autres des stars. Cet ensemble de 33 autos rassemble un aréopage inédit d’automobiles depuis la frêle Le Zèbre de 1914 jusqu’à l’Alfa SZ de 1990 surnommée « Le Monstre ». Entre ces deux extrêmes, 31 autres automobiles qui sont autant de témoignages de l’incroyable créativité du XXe siècle. Toutes méritent de s’y attarder, certaines pour ce qu’elles montrent, leur ligne, d’autres pour ce qu’elles cachent, leurs innovations technologiques et enfin d’autres pour ce qu’elles symbolisent, la démocratisation

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