JACQUES COURTOIS, DIT LE BOURGUIGNON SAINT-HIPPOLYTE, 1621 - 1676, ROME

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JACQUES COURTOIS, DIT LE BOURGUIGNON SAINT-HIPPOLYTE, 1621 - 1676, ROME

Choc de cavalerie

Huile sur toile

50 x 66 cm


PROVENANCE

Ancienne collection Boucairan (Nîmes) ; Collection du comte de Flaux. «Parmi les peintres de cette époque en Europe, personne n'a égalé Courtois dans l'expression de l'horreur de la bataille», ainsi est décrit notre artiste par le Bernin. Ce tableau saisissant montre le choc brutal de cavaliers ennemis tandis qu'autour d'eux, le combat fait rage. Des nuages de fumée s'élèvent derrière les cavaliers, mêlés à la poussière soulevée par leurs chevaux. C'est tout le génie de Jacques Courtois dans l'évocation du combat que l'on retrouve à l'oeuvre ici.


Tour à tour mercenaire et peintre, gai luron et père jésuite, sa vie mouvementée se reflète dans les combats tourbillonnants de ses toiles. Fils d'un peintre franc-comtois, il part en Italie se former avec son frère, et décide à Milan de s'engager dans un régiment au service du roi d'Espagne, avant de connaître le succès grâce à ses tableaux. Mari jaloux accusé d'avoir empoisonné sa femme, il se réfugie chez les Jésuites, et finit par se faire prêtre.


En parallèle de cette vie mouvementée, il se consacre assez vite à la peinture et travaille sur plusieurs chantiers où il se lie avec des peintres émiliens, notamment Guido Reni (1575- 1642) et l'Albane (1578-1660). Il parfait son apprentissage auprès de Jan Asselyn (1610-1652), peintre de batailles, et se spécialise définitivement dans ce genre, dans lequel il atteint une maîtrise impressionnante.

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