1913 SIZAIRE-BERWICK CARROSSERIE LABOURDETTE

Lot 38
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Estimation :
80000 - 120000 EUR
1913 SIZAIRE-BERWICK CARROSSERIE LABOURDETTE

Etat de préservation exceptionnelle et histoire singulière. Modèle unique et plus ancienne Sizaire-Berwick répertoriée

Premier propriétaire de 1913 à 1989, jamais mis en vente depuis l’origine

Concurrente française des Rolls-Royce Silver Ghost de l’époque


Titre de circulation belge

Chassis n° : 105 E (Série 6 - Type Y)

Carrosserie Labourdette n° : 3009


Le nom de Frederick William Berwick revient de temps en temps dans l’histoire du commerce automobile londonien. En effet, cette forte personnalité était bien connue et respectée pour son sens des affaires et sa capacité à réaliser l’impossible. En 1912, il dirigeait son entreprise automobile, F.W. Berwick and Co. Ltd., au cœur de Londres. Il était ambitieux et avait obtenu le soutien d’Alexander Keiller, du célèbre groupe de marmelades Dundee, un homme à la vie trépidante, immensément riche et ayant, au cours de sa vie possédé plusieurs Bugatti, dont un 35 TC (#4849 – immatriculé NAE 194) qui fut plus tard celle de l’acteur Charles Mortimer. Berwick avait des idées fortes sur ce qui constituait une bonne voiture, et souhaitait les voir mis en pratique. De l’autre côté de la Manche, les frères Sizaire (Maurice et Georges) aidaient de leur ami Louis Naudin étaient des précurseurs dotés d’une réputation internationale enviable pour les talents de pilote de Georges d’une part et pour avoir introduit et appliqué des principes qui n’étaient même pas soupçonnés par d’autres à l’époque. Parmi ces innovations figuraient des servo-freins entièrement compensés, une direction à pignon et crémaillère à réglage automatique de l’usure, une suspension indépendante aux quatre roues, une suspension utilisant des triangles de longueur inégale et l’utilisation de rotules pour les éléments de suspension et de direction ! Nous ne sommes que dans les années 1910 rappelons-le ! 

En bon entremetteur, le célèbre journaliste automobile W.F. Bradley, basé à Paris, organisera la rencontre en 1912 entre Berwick et les frères Sizaire. Chacun y trouvant son compte, les discussions furent conclues rapidement avec en tête l’idée de concevoir une voiture prestigieuse ayant l’audace de faire mieux que le summum de la production britannique de l’époque, la Rolls-Royce Silver Ghost. C’est ainsi que le 20 juin 1913, la société Sizaire-Berwick (France) Limited fut enregistrée et domiciliée à Piccadilly en Angleterre avec une usine au 43 rue Louis blanc à Courbevoie. Fabriquées en France, 80% des autos neuves rejoignaient ensuite une petite usine de Londres, en châssis par la route, pilotés par des convoyeurs de l’usine pour être carrossés outre-manche, le restant étant réservé au marché français. Le pari fut réussi et en l’espace de deux ans, 139 voitures furent vendues avec un groupe motopropulseur conçu entièrement par Maurice Sizaire, un quatre cylindres monobloc de 4070 cc parfaitement équilibré et développant 60cv. Aussi luxueuse et statutaire, plus économique, moins chère et tout aussi performante, la Sizaire-Berwick atteignait tous les objectifs qui lui étaient fixés… Mais au déclenchement de la Grande Guerre, tous les châssis terminés furent transportés à Londres, où la plupart furent carrossés en tant que voitures blindées pour le Royal Naval Air Service, subissant le triste sort des voitures réquisitionnées… La voiture que nous présentons est donc une véritable exception en tout point et doit sa survie à un homme, J. Lefranc, son premier propriétaire de 1913 à 1989… Aussi incroyable que cela puisse paraitre, cette voiture est connue comme la plus ancienne SizaireBerwik au monde. Carrossée par Labourdette, elle est un modèle unique et n’a connu que deux propriétaires au cours de sa vie. Jamais restaurée, son histoire depuis sa conception, sa préservation et jusqu’à son arrivée en 1990 au Musée de Reims est exceptionnelle. Hervé Charbonneaux croisa sa route en 1968 dans le garage du château de son premier propriétaire, un industriel de Haute Marne. La carrosserie avait été déposée à côté du châssis afin d’éviter de voir la voiture réquisitionnée pendant la guerre. De nombreuses photos de cette période figurent au dossier et permettent de constater de l’état du châssis et de la carrosserie. A l’initiative d’Hervé, elle sera d’ailleurs présentée à l’édition 1971 du Salon de l’Auto à l’occasion d’une exposition de 80 voitures françaises. Elle est alors exposée en châssis complet, sa carrosserie prête à être remontée. Cette dernière avait été spécialement réalisée à la demande de son propriétaire en berline de voyage chez Labourdette, ce qui était très rare à l’époque et beaucoup plus cher de fabrication. Il faut bien imaginer que les voitures à ce moment n’étaient pas encore fermées, mais ouvertes et souvent sans capote. Ce véhicule était très moderne pour son époque avec un démarreur et un éclairage électrique, nous sommes en 1913, dans une période de transition en matière de construction qui préfigure les grandes évoluti

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