1955 PANHARD PICHON-PARAT DOLOMITES

Lot 26
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60000 - 80000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 65 260EUR
1955 PANHARD PICHON-PARAT DOLOMITES

Palmarès intéressant

Eligible Mille Miglia et Tour Auto

Mécanique performante


Carte grise française

Châssis n° : 857 918


En 1952, deux amis de longue date, Bernard Pichon et André Parat, s’associent pour créer une entreprise de carrosserie, à Sens, dans l’Yonne. Le premier est doué pour dessiner des autos, et le deuxième, chaudronnier de formation, pour leur donner vie. La période juste après-guerre n’est pas forcément tournée vers le loisir, et les jeunes carrossiers commencent donc par modifier des grosses berlines américaines en utilitaires, pour lesquels la demande est forte. En 1951, il se paient le luxe de prendre un stand au Salon de l’Automobile de Paris, pour exposer une Ford Vedette recarrossée et un très élégant coupé sur base de Renault 4 CV. Jusqu’au milieu des années 1950, ils transformeront ainsi près de 300 Ford Vedette en break, coupé, berline modifiée ou cabriolet. Après un étonnant cabriolet Renault Frégate, nos deux compères jettent leur dévolu sur les performantes et bien pensées Panhard Dyna Junior, ces roadsters qu’ils modifient en berlinettes avec l’ajout d’un hard top. Bluffés par l’agilité des productions du doyen des constructeurs français, ils décident de créer une berlinette, dont le dessin sera cette fois-ci entièrement signé Bernard Pichon, par ailleurs très intéressé par la compétition automobile. Au printemps 1953, la première Dolomites (510 kg sur la balance !) sort des ateliers de la rue Mocquesouris. La voiture sera construite en deux versions, une première à pare-brise en deux parties, plates et en V, et une deuxième avec pare-brise « panoramique ». La Dolomites, vraisemblablement construite à une quinzaine d’exemplaires, fera la joie de pilotes amateurs en compétition, avec quelques victoires de classe, en catégorie 750 ou 850 cm3 selon la cylindrée du moteur Panhard adopté. Une seule sera construite sur châssis D.B, les autres étant fabriquées sur des plateformes de Dyna X ou Junior, neuves ou provenant de véhicules d’occasion. On retrouvera ensuite parmi les productions des carrossiers de Sens deux sublimes berlinettes Salmson 2300 S, une étonnante berlinette à portes papillon sur base 4 CV (la fameuse Izoard), des breaks sur base Panhard PL 17 ou des barquettes Talbot T26 qui courront les 24 Heures du Mans. Ils travaillèrent aussi ensuite longuement avec le designer américain Raymond Loewy (d’origine française), qui appréciait leur rapidité d’exécution et la simplicité de leurs méthodes, pour des projets parois très délirants. Et c’est André Parat qui en 1968 transformera encore la très longue Jaguar Type E du film Le petit baigneur avec Louis de Funès

La Dolomites qui illustre ces pages fut facturée par Pichon et Parat le 30 novembre 1955 et réceptionné aux Mines le 15 décembre, sa carte-grise indiquant « X 87 MODIFIE 2-places » et Conduite Intérieure. La voiture prend alors la direction de Montpellier, et est immatriculée dans l’Hérault le 16 décembre au nom d’Antoine Tortarolo, « entrepreneur de transports », mais surtout pilote amateur que l’on retrouvera plus tard aux commandes d’un coach D.B HBR5, d’une Alfa Romeo Giulia Ti et même d’une GTA. Le 16 janvier 1956, Tortarolo prend le départ du Monte-Carlo, depuis Lisbonne, au Portugal avec une Panhard Dyna X flanquée du numéro 131. Son abandon prématuré fait qu’il n’existe aucune photo de l’équipage, et les registres de l’Automobile Club de Monaco n’indiquent pas non plus le numéro de châssis de l’engin. Il est néanmoins très vraisemblable que la Dolomites # 857 918 ait pris le départ du célèbre rallye. Le 17 mars 1956, Tortarolo et son copilote, Petiot, terminent 12e au scratch et gagnent leur classe au très réputé rallye Lyon Charbonnière. La Dolomites, flanquée du numéro de course 51 a les honneurs de la presse : l’Action Automobile et Touristique publie en effet une photo de la voiture et vante les mérites de l’équipage « qui l’emporte sur un lot important de concurrents de qualité. » Le 29 juillet, Tortarolo remporte encore sa classe avec la Dolomites lors de la très courue course de côte du Mont Ventoux. Un mois et demi plus tard, le 17 septembre, on retrouve Tortarolo et Petiot à Nice, avec la Dolomites, au départ de l’incontournable Tour de France Automobile. La Dolomites numéro 129 brille lors des deux premières spéciales (16e temps scratch au Ventoux, et 22e temps au circuit du Comminges) avant d’abandonner à la course de côte du col de Peyresourde. L’édition 1956 est la plus dure et celle qui dispose du plus beau palmarès de l’histoire de l’épreuve. En 1957, Tortarolo revend la Dolomites pour acheter la fameuse D.B HBR5. La voiture aura ainsi encore deux propriétaires dans l’Hérault jusqu’en 1961, année où elle change à nouveau de mains. Elle part dans le Gard, et on perd sa trace jusqu’au milieu des années 1970, lorsqu’elle est rachetée, fatiguée, par un amateur éclairé qui la conser

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