1967 PORSCHE 911 2.0L S TARGA « SOFT WINDOW »

Lot 16
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Estimation :
90000 - 120000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 134 536EUR
1967 PORSCHE 911 2.0L S TARGA « SOFT WINDOW »

Matching numbers

Ex Sonauto et historique bien documenté

Seulement 483 exemplaires produits en 1967

Très bel état de présentation et de fonctionnement


Carte grise française

Châssis n° : 500454 S - Moteur : 961889


Au cœur des années 60, période faste où les roadsters anglais caracolent encore en tête des ventes des voitures de sport, Porsche dévoile sa nouvelle 911 avec l’ambition de chambouler l’ordre établi. Au même moment, au Pays de l’Oncle Sam, des bruits courent qu’il est envisagé d’interdire les cabriolets sous prétexte qu’ils seraient dangereux en cas de retournement… Porsche va alors réagir en construisant une 911 ouverte possédant un arceau de protection fixe avec un pavillon rigide démontable qui peut, une fois replié, prendre place dans le coffre à bagages. La lunette arrière souple se rabat à plat à l’arrière et permet ainsi à ses occupants d’être au grand air. Targa… C’est ainsi, en hommage aux six victoires de la firme de Stuttgart sur la Targa Florio que Porsche nomme ce cabriolet d’un nouveau genre… Mais c’est la version S apparue en 1967 qui permis à la 911 de devenir une voiture référence avant de se muer en véritable mythe. Jusqu’ici, seuls quelques fanatiques acceptaient de payer au prix fort une petite cylindrée développant 130 cv dont la principale spécificité était sa tenue de route et un prix prohibitif supérieur à celui d’une Jaguar Type E ! L’arrivée sur le marché de la 911 S allait changer le statut de cette voiture peu ordinaire, à celui de voiture extraordinaire…

Véritable rareté, la voiture que nous avons la chance de présenter est l’une des 483 Porsche 911 Targa châssis court produit en 1967 avec le moteur 2.0l S de 160cv. Considérée par certains collectionneurs comme l’une des versions les plus désirables des premières série F, celle-ci à la particularité d’avoir été livrée neuve par l’importateur français Sonauto en juin 1967 en région parisienne. Selon son important dossier, elle était immatriculée 817 UD 75 et ses premiers propriétaires résidaient dans le 16ème arrondissement de Paris. Ces derniers la confièrent en 1981 à l’Atelier de Restauration Automobile à Sorigny en Touraine pour une réfection intégrale de la carrosserie, de l’habitacle et de la mécanique. C’est certainement à ce moment que la peinture d’origine Bleu golf fut remplacée par le Rouge Signal qu’elle porte encore aujourd’hui. Il ne fallut pas moins de deux ans pour venir à bout de cette restauration minutieuse et soigneusement documentée. 

Quelques années plus tard, la voiture quittera la région parisienne et sera immatriculée dans les Pyrénées-Atlantiques au nom d’un certain Monsieur Pénichon en novembre 1984. La copie de sa carte grise (2401 SG 64) et plusieurs factures d’entretiens indiquent que la voiture roula assez peu à cette période, un contrôle technique du 22 décembre 1987 présentant un kilométrage de 4 361 km. Quelques jours plus tard, le 28 décembre 1987 exactement, son troisième propriétaire, Monsieur Aldo Vasti, l’immatriculera à Castetnau Camblong sans qu’elle ne change d’immatriculation ! Collectionneur connu dans la région, il la conservera pendant près de 14 ans et parcourra à son volant un peu plus de 3 000 km. Là encore, factures d’entretiens chez Vara Automobiles ou chez Daverat, ancien spécialiste Ferrari à Bayonne sont jointes au dossier. 

Cette voiture intégra la collection que nous présentons en février 2001. Alors à la recherche d’une 911 2.0l S Targa pour remplacer sa 911 G 3.2, c’est en feuilletant le magazine Rétroviseur (N°141/Mai 2000) que son propriétaire actuel tomba sous le charme de cet exemplaire. A son volant, il nous a été permis de constater la bonne santé du flat-six, encore amplifié ici par les doubles sorties Abarth. Venant tutoyer les 6 500 trs/min, le moteur est accouplé à une boite 5 (avec le premier rapport décalé en bas à gauche) avec des changements de rapport précis grâce à un verrouillage plus fermes du levier de vitesse qu’à l’origine. Le train avant quant à lui s’allège forcément au fur et à mesure que la vitesse augmente mais oubliez le balancement pendulaire du volant (d’origine lui aussi !). La direction reste précise, les trains roulants permettent un pilotage « appuyé » en entrée de courbe et la suspension procure un bon compromis même si les étroites jantes d’origine de 4,5 pouces nous rappellent qu’il s’agit bien d’une 911… Polyvalente mais exigeante à la limite !

Rare, belle, matching numbers et parfaitement entretenue, son estimation attractive devraient finir de vous convaincre ! 

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