CIRCA 1969 CITROËN M35

Lot 7
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Estimation :
8000 - 12000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 21 032EUR
CIRCA 1969 CITROËN M35

Histoire intéressante

Prototype rarissime

Bel état de préservation


Pas de carte grise

Chassis n°: 00 EA 0061

Vendue sans contrôle technique


Dans les années 1960, Citroën, grand constructeur français, souhaite asseoir sa domination. En 1965 la firme historique du « quai de Javel » prend le contrôle de Panhard, dans l’espoir d’utiliser ses compétences et, surtout, son outil industriel, puisque la doyenne des marques françaises, disparait deux ans plus tard. En 1968, la firme aux doubles chevrons rachète le fabricant italien de voitures de sport Maserati, et produit la SM, arrivée dans une mauvaise conjoncture économique. La marque au trident sera revendue à  Alejandro de Tomaso en 1975. Mais en 1967, les finances de Citroën sont encore bonnes, et ses dirigeants ont donc signé un partenariat avec l’allemand NSU pour construire des moteurs Wankel bi-rotor. En 1969, NSU, en faillite, est rachetée par Volkswagen pour quelques marks et le constructeur français est donc contraint de continuer seul dans l’aventure Wankel. Pour confirmer ses choix stratégiques, Citroën décide de monter son moteur Comotor (à un seul rotor) de 995 cm3 et 49 ch dans un prototype élaboré sur la base de l’Ami 8 par le carrossier Heuliez, avec une très futuriste carrosserie coupé 2-portes à l’arrière fuyant, type fastback, et une suspension hydropneumatique maison. Citroën décide de construire 500 prototypes, et de les confier en essai longue durée, à ses clients les plus fidèles, pour tester ce moteur en usage réel et décider de sa fabrication en grande série. Le moteur rotatif se montre très performant, montant si facilement dans les tours qu’il a fallu installer une alarme sonore lorsque le régime moteur dépassait 7 000 tr/min. En revanche, il se révèle peu fiable et difficile à démarrer. Le résultat est si décevant que Citroën rappelle les M35 pour… les détruire, et éviter une mauvaise publicité. Sur les 500 M35 que Citroën avance avoir construits (chaque voiture avait un numéro inscrit sur l’aile pour valider ce chiffre), il semblerait que seuls 267 ait vraiment vu le jour. Et une trentaine seulement auraient survécu jusqu’à aujourd’hui, ayant miraculeusement échappé au pilon. La M35 numéro de châssis # 00 EA 0061 fut offerte à Monsieur H., très bon client de la marque, au tout début des années 1970, peutêtre au moment même où les voitures étaient rappelées pour être détruites, puisqu’il en prit livraison à l’usine Citroën d’Aulnay, et qu’on la lui confia… sans carte grise. Il se fit même arrêter par la maréchaussée, plus intrigué par l’engin que par ses papiers, en revenant à son volant dans son Maine-et-Loire natal. Arrivé à destination, Monsieur H. remisa cette M35 sous un appentis, d’où elle ne ressortit qu’en mai 2021, après cinquante ans de sommeil. La voiture, bien que stockée dans des conditions peu optimales, se révèle à nous dans un état assez incroyable, avec une carrosserie (dans sa teinte gris métallisé propre au modèle), un châssis et un intérieur (dont les superbes sièges, qui rappellent ceux de la SM) particulièrement sains. Posée sur la terre battue à cause d’une suspension hydropneumatique non fonctionnelle, certains éléments, dont l’échappement, ont subi les affres du temps. L’autocollant spécifique indiquant que « Ce prototype M35 à moteur à piston rotatif est en essai longue durée entre les mains d’un client Citroën » est encore présent sur la lunette arrière. Pour des questions pratiques, des pneus neufs ont été montés depuis les photos qui illustrent le catalogue, et la voiture nettoyée.

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