LAFAYETTE Marie-Joseph de (1757-1834) général et homme politique

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LAFAYETTE Marie-Joseph de (1757-1834) général et homme politique


100 L.A.S. et 13 L.S. «L.F.» ou «Lafayette» et 7 L.A. ou P.A. (quelques incomplètes) plus une lettre dictée, 1825-1834 et s.d., à son fils George


Washington de LAFAYETTE (1), sa belle-fille née Émilie DESTUTT DE TRACY (12, plus une à son père), leur fille et sa petite-fille Nathalie de LAFAYETTE et son mari Adolphe PÉRIER (101), ou le père de celui-ci, Augustin PÉRIER (4) ; 153 pages in-4 ou in-8, la plupart avec adresse (nombreux petits découpages de qqs mots ou lignes, la plupart dans les lettres à Nathalie).


Importante correspondance familiale, principalement à sa petitefille Nathalie et à son mari Adolphe Périer, mais aussi intéressante correspondance politique, où le député commente pour Adolphe l'actualité, notamment la fin de la Restauration et les débuts de la monarchie de Juillet.


De Washington, il envoie des condoléances au père de sa belle-fille, son ami Destutt de Tracy, sur la mort de sa femme, «cette mère chérie de notre famille commune» (23 février 1825) ; puis, en tournée, il raconte à sa petite-fille les aventures et plaisirs du voyage : un naufrage entre le Tennessee et le Kentucky (où un comté porte son nom), une réception dans l'Ohio, le retour à son ancienne église unitarienne de Boston, un bal de 6000 personnes... De retour à La Grange, il se réjouit des fiançailles de Nathalie, écrivant à Adolphe : «Je n'ai pas tardé à souhaitter une liaison paternelle avec vous», et rappelant les relations amicales anciennes entre leurs deux familles (12 juin 1827)... Il parle de son retour à la Chambre - «où je ne vois gueres à dire que les trois mots, allons nous en» (12 juillet 1827), et félicite le futur beau-père de Nathalie sur son élection quelques mois plus tard : «tous les liens de patriotisme, de famille, et d'amitié concourrent à notre solidarité dans cette Chambre ou pour la premiere fois depuis longtems on peut esperer de faire quelque bien» (1er décembre 1827)... Condoléances au même sur la perte de sa fille Amélie... Quelques mois après le mariage de Nathalie, en janvier 1828, il ne se console toujours pas de son absence : vivre avec elle était devenue «une seconde nature, et comme si tu avais été ma contemporaine. L'habitude contraire ne se prendra jamais et je suis trop vieux pour me livrer à cette triste education» (25 mai 1828)...


Il parle avec admiration d'un rapport parlementaire d'Augustin Périer...


«Le ministère et la Chambre marchent bien faiblement et ne prennent pas de couleur» (9 juin 1828)... Incident à la Chambre : «On allait discuter la petition de la garde nationale de Paris, d'après un excellent rapport du gal Andreossy, lorsque M. de Martignac est monté à la tribune pour demander l'ordre du jour ; le president a enlevé la deliberation sans permettre aux orateurs de parler ; tout cela s'est fort mal passé ; nous avons refusé longtems de continuer la seance» (13 juillet 1828)...


La session parlementaire est retardée : «Il paraît que le voyage du


Roi n'a pas avancé les affaires, et comme dans tout ce qu'on lui a dit, il n'y a presque pas un mot des besoins et des vœux publics, cette inexacte expression du contentement general, ce tableau magique de l'union entre les administrans et les administrés, lui servent de reponse aux petites et bien insuffisantes tentatives des ministres» (29 octobre 1828)... La naissance de son arrière-petite-fille et filleule, Octavie


Périer, est l'occasion d'effusions de tendresse ; le grand-père paternel le représente au baptême...


La fin du régime des Bourbons l'exaspère. «Le ministère hesite toujours ; nos journaux, y compris les articles de Benjamin Constant lui disent que le Roi sera bien faché si ses ministres ne sont pas de grands liberaux. Ils pourraient bien avoir par-devers eux quelques notions moins encourageantes. Au reste, si la Chambre veut des institutions liberales elle n'a qu'à les prendre. Je ne vois pas quand on dispose du budget pourquoi on tourmente les depositaires de l'autorité executive et les compositeurs des projets de loi. Il n'y a pas de plus eloquent argument que s'asseoir et se lever à propos» (3 janvier 1829)... Il donne des échos du débat de philosophie entre l'école platonicienne (Ch. Rémusat) et l'école Tracy-Cabanis-Daunou, et d'une polémique entre l'abbé de Pradt et B. Constant ; il parle aussi du beau vase d'argent offert par les midshipmen du Brandywine, orné d'emblèmes des États-Unis, et de son buste en bronze par David d'Angers, que le statuaire a offert au Congrès américain... «Vous aurés vu, mes chers enfans, que le ministère qui pourtant n'est pas crâne avait fait un coup de tête, et que presque tout le côté gauche qui n'est pas toujours bien ferme avait fait une resistance proportionnée à la petite oppression. Mieux vaut point de loi departementale et communale que de consacrer legislativement une olygarchie pareille à celle du double v

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