LAMARTINE Alphonse de (1790-1869)

Lot 159
Aller au lot
Estimation :
8000 - 10000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 22 406EUR

LAMARTINE Alphonse de (1790-1869)


MANUSCRITS autographes pour le Voyage en Orient et pour le Nouveau Voyage en Orient (1851), et DOSSIER de lettres et documents sur ce voyage (1850).


Important ensemble de manuscrits sur ses voyages en Orient, et de lettres et documents concernant son second voyage et son domaine de Burghaz-Owa près de Smyrne.


Après son long périple en Orient de 1832-1833, Lamartine a publié en 1835 son Voyage en Orient, qui connut un grand succès. Après ses déboires politiques, et en déroute financière, Lamartine, qui avait bien défendu la Turquie dans la question d'Orient, obtient du Sultan Abdul


Medjid le don de grands terrains à Burghaz-Owa, près de Smyrne (Izmir). Ayant envoyé son ami mâconnais Charles Rolland en prendre possession, il décide de se rendre sur ses terres lors d'un second voyage en Turquie, du 21 juin au 6 août 1850. Après de malheureuses tentatives d'exploitation et un manque de capitaux, Lamartine rendit


Burghaz-Owa au Sultan, en échange d'une rente. Le Nouveau Voyage en Orient parut en livraisons dans la revue de Lamartine Les Foyers du


Peuple en 1851, et en 2 volumes chez Wittersheim en 1852.


ManUScriTS.


Feuillet inédit du Voyage en Orient, paginé 7, se rattachant à la partie sur Jérusalem (sur 1 page grand in-fol., déchirures et réparations) : «Un certain nombre de sanctuaires élevés sur les traces traditionnelles des pas de la vie et de la mort du Christ, est objet de culte et de polémique de toutes les communions chrétiennes»...


Préface au Voyage en Orient. Manuscrit autographe (7 pages et quart in-4 sur papier à son chiffre couronné), [1849], publié en «Épilogue» dans les rééditions du premier Voyage en Orient. «Nous avons complété ce voyage par différentes notes, adjonctions et traductions inédites de nature à en accroître l'intérêt. Le récit de Fathalla Saiguir ce premier arabe voyageur parmi les tribus Waabites du désert a été terminé par lui et apporté à Paris. [...] Il y a quelque chose de supérieur aux antipathies des races, des souvenirs, des religions, c'est la sympathie de civilisation qui tend à réaliser de plus en plus la grande unité de la race humaine sous le simbole de la Lumière et de la liberté.»


Note ajoutée au Voyage d'Orient. Manuscrit autographe (10 pages in-4 sur papier à son chiffre couronné), publié comme «Note postscriptum» (datée 1er décembre 1849) dans les rééditions du premier


Voyage en Orient. «La mémoire des peuples primitifs est inaltérable comme le ciel de l'Orient. Ils conservent longtems la trace des voyageurs qui ont habité parmi leurs tribus. Ils font un événement d'un homme qui passe, un poëme traditionnel du récit des jours qu'il a vécu sous leurs tentes. Dans un pays où les changements de gouvernement sont rares, où les changements de mœurs sont inconnus, où les tribunes, les journaux n'existent pas, où tout est uniforme, silencieux et monotone dans l'existence des peuples, il faut peu de chose pour occuper longtems l'esprit public. L'Orient aussi est le pays de l'imagination, la terre du merveilleux»...


Copie préparée pour une réédition tardive du Voyage en Orient, paginée 298 à 322, composée de 12 ff. impr. arrachés d'une édition et 8 ff. in-4 avec des additions, autographes (d'une écriture défaite) sur les 2 premiers ff., puis de la main de sa nièce Valentine de Cessiat.


Manuscrit autographe pour le Nouveau Voyage en Orient (40 pages in-4 avec ratures et corrections, petits trous de liasse). Lamartine y raconte son arrivée à Tyra le 8 juillet 1850 et son séjour dans cette ville : «Après avoir franchi la porte, nous nous trouvâmes dans une rue large et propre qui s'élevait en pente très douce vers le centre de la ville. Elle était bordée de maisons élégantes à un ou deux étages, de jardins et de cafés d'un aspect très riches»... (chap. LxxV à xcix de l'édition des Foyers du peuple ; p. 150-165 de l'éd. Calmann-Lévy, 1877). Une longue méditation religieuse, dans la «nuit du ramazan» (p. 17-22 du manuscrit) a été supprimé de l'édition : «Merveilleux effet d'un acte puissant de raison et de foi dans l'âme d'un grand homme !


Pensée de Mahomet d'un pauvre conducteur de chameaux dans le désert qui après avoir illuminé sa pensée dans son front moins large que l'espace contenu entre le pouce et le petit doigt étendus d'un enfant illuminait aujourd'hui trois continents et les espaces habités par des centaines de millions d'hommes ! La lueur de ces minarets avaient dissipé devant elle les ténèbres et les fantômes du fétichisme et de l'idolâtrie dans lesquels croupissaient ces espaces et ces âmes avant l'Hégyre et cette lueur on n'en peut douter avait été répercutée sur le front de Mahomet d'abord par la raison puis par le christianisme !»...


Manuscrit du journal d'un compagnon de voyage des Lamartine (le baron de Chambor

Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue