École Française du XIXe siècle

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École Française du XIXe siècle
Portrait d'Émilie Louise de Beauharnais, comtesse de Lavalette (1781/1855)
Huile sur toileIdentifiée et datée en haut à gauche Madame/Comtesse de Lavalette / née BEAUHARNAIS / 1816
46 x 57 cm
«Madame la Comtesse de Lavalette, exemple d'amour conjugal, est devenue l'héroïne de son sexe; ses pas sont entourés d'hommages; par­tout où elle se montre en public des témoignages unanimes viennent lui payer un tribut d'admira­tion. (...) La loi poursuit; le cri du public veut absoudre.»
Procès du général sir Robert Wilson, (...), Paris, Lhuillier, 1816, pp. 2-3.
Madame de Lavalette, née Émilie de Beauhar­nais, est recueillie très tôt par sa tante, la future Impératrice Joséphine de Beauharnais (1763/1814). En 1796, Napoléon Bonaparte organise le mariage d'Émilie avec Antoine-Marie de Lavalette (1769/1830), jeune aide de camp. Ensemble, ils ont une fille, Joséphine, cousine et future amante du peintre Eugène Delacroix (1798/1863). En 1804, Émilie devient dame d'atour de l'Impératrice, Antoine quant à lui, étant élevé au rang de comte et se voyant confier la direction des Postes. On retrouve la jeune femme sur le tableau du Sacre de David (1804, Paris, musée du Louvre) où elle porte la traîne de l'Impératrice.
En 1815, après le retour des Bourbons, Antoine est emprisonné et condamné à mort. Son épouse organise alors une évasion véritablement rocam­bolesque où, venant le visiter un soir accompa­gnée de sa fille, elle échange ses vêtements avec lui, le laissant s'enfuir, travesti. Restée seule dans la cellule, la supercherie est décou­verte presqu'immédiatement et Émilie subit de nombreux interrogatoires, achevant de lui faire perdre la raison, elle qui avait été très touchée par la perte récente d'un jeune enfant. Lorsque son époux revint la chercher cinq ans plus tard, grâcié par le roi, elle ne le reconnaît plus. Elle meurt finalement une quarantaine d'années plus tard et Delacroix écrit au moment de son enter­rement, le 20 juin 1855 : «Que de choses à dire sur cette morte, morte depuis quarante ans, fantôme imposant dans l'abaissement profond où nous l'avons vue.».
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