École FRANÇAISE de la fin du XVIIIe siècle

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École FRANÇAISE de la fin du XVIIIe siècle
Une oeuvre juste et parfaite ou Le chemin de la Maçonnerie et de ses initiés
Huile sur toile 95,4 x 121,8 cm
La théorie des origines de la franc-maçon­nerie la situe dans l'Égypte ancienne. Plus probablement, elle n'a véritablement fait son apparition qu'au Moyen Age, sur les grands chantiers médiévaux des cathédrales. Adossées à ces dernières étaient provisoirement installées de petites loges où les maçons se retrouvaient, à la fois lieux d'échanges et de vie quotidienne. À ce moment, la franc-maçonnerie était dite «opérative». Par la suite aux XVIe et XVIIe siècles, c'est en Écosse que les premiers membres sans rapport avec la profession, souvent des notables locaux, auraient été admis dans les loges opéra­tives. La transition se serait alors doucement faite vers la franc-maçonnerie dite «spéculative». En réalité, c'est au début du XVIIIe siècle à Londres, qu'un regroupement d'érudits locaux, férus de philosophie, de néoplatonisme et ayant sans doute un attrait certain pour le mystique, décida de se former. Ils empruntèrent alors aux maçons écossais qu'ils avaient pu avoir l'occasion de rencontrer, certaines formes symboliques et rituelles, participant de la construction identitaire de leur propre société. En 1717, la Grande Loge d'Angleterre est créée à Londres et dès 1725, une loge est fondée à Paris par des Britanniques dans le quartier de Saint-Germain. C'est précisément cet instant de l'arrivée de la franc-maçonnerie en France que notre tableau illustre et dont la lecture nous fait suivre le chemin de l'initié.
À gauche de la composition se trouve un navire arborant le pavillon anglais et dont les mâts forment un compas. Plus avant, une chaloupe approche du rivage avec à son bord des individus apportant le feu, symbole de lumière. Sans cette lumière qui renvoie à la connaissance, l'impétrant représenté avec un effet de transparence devant le temple, ne pourra y pénétrer. Plus à droite, le non-initié reçoit l'initiation du personnage en face de lui. Le travail commence ensuite, incarné par trois individus s'activant autour d'un creuset. Cha­cun des visages portent l'une des trois couleurs du grand oeuvre : le rouge, le blanc et le noir.
Tout ici renvoie à des symboles et rites ma­çonniques. La construction même reprend la symbolique du tapis de loge (fig. 1), à l'origine dessiné au sol puis panneau devenu mobile, présent dans le Temple. Comme dans celui-ci, nous retrouvons la voûte céleste étoilée, le soleil, la lune, le compas, les colonnes, le temple, les outils du travail...
L'Empire a été particulièrement marqué par la présence en loge de personnages importants dont les frères de Napoléon, Joseph, Louis, Jérôme; ses ministres également comme Joseph Fouché, Charles Maurice de Talleyrand ou encore Claude Ambroise Régnier.
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