Citroën 2 CV Charleston 1990

Lot 5
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Citroën 2 CV Charleston 1990

9 km au compteur

Jamais immatriculée


Châssis n°: VF7AZKA171949


Voiture neuve d’époque, jamais immatriculée

Modèle le plus emblématique,

Charleston rouge Delage

Véritable machine à remonter le temps


La voiture qui illustre ces pages est une Citroën 2 CV Charleston Rouge Delage de 1990 absolument neuve : elle ne fut jamais vendue… ni immatriculée, conservant depuis 1990 un état exceptionnel. Fait d’ailleurs unique : les éléments de carrosserie sensés recevoir les plaques d’immatriculation sont vierges de tout perçage, et plus rare encore, la voiture dispose du rarissime document CERFA n°96-4761, autrement appelé « Demande de certificat d’immatriculation d’un véhicule neuf ». L’état du véhicule est bien entendu absolument incroyable… Chaque détail est à l’avenant : les pneus n’ont jamais été regonflés (l’air est « d’origine Citroën »), les fluides (huile moteur et boîte de vitesses, liquide de frein) sont ceux mis à l’usine, toutes les étiquettes et les marquages usine sont présents, et l’habitacle « sent le neuf ». Il n’est pas exagéré de dire que cette voiture est une véritable machine à remonter le temps. Aucune 2 CV « neuve » (on en a déjà vue une ou deux) ne totalise moins de 9 km, et il est probable que cela corresponde à la distance séparant les différents ateliers de montage, et au court essai auxquelles les voitures étaient soumises avant leur livraison. Les quelques très rares 2 CV « neuves » déjà vues sur le marché ont à l’époque été vendues, et stockées par leurs propriétaires dans une démarche de spéculation ; celle-ci n’a au contraire jamais été vendue, pour des raisons personnelles au garagiste qui s’en sépare aujourd’hui, sortant des écrans radar depuis 1990. Il est rarissime de trouver des voitures invendues d’époque, et nous vous offrons ici l’opportunité d’acquérir un incroyable exemplaire de la plus iconique des automobiles Petit clin d’œil à l’histoire, la 2 CV est présentée dans sa version définitive sous la nef du Grand Palais, à l’occasion du premier Salon de l’Automobile d’après-guerre, en 1948. Entre la Type A gris métallisé AC 109 dévoilée le 7 octobre 1948 à la Charleston grise qui sort de la chaîne de production de l’usine espagnole de Mangualde le 27 juillet 1990, 5 114 961 Citroën 2 CV auront vu le jour toutes versions et séries confondues. Telle une évidence, la vente de cette Charleston exceptionnelle devait se tenir en ces lieux. Pour ceux qui auraient besoin de saisir la place de la 2 CV dans l’histoire de France, les lignes qui vont suivre seront utiles. En 1935, Citroën, en faillite, est rachetée par la famille Michelin, qui a fait fortune avec sa manufacture de pneumatiques. Exit André Citroën, le nouveau patron s’appelle Pierre Michelin.

Mais lorsque celui-ci se tue dans un accident de la route, on fait appel à Pierre-Jules Boulanger, ingénieur de formation et jusque-là directeur des services commerciaux chez Michelin. Pour redresser la firme aux chevrons, il est contraint de licencier une partie des effectifs, mais aussi de mettre fin à d’intéressants projets, dont celui de la légendaire Traction 22 CV à moteur V8. Dans cette politique de rationalisation, il fait travailler ses équipes sur une voiture destinée à une population rurale et besogneuse, disposant de peu de moyens. Le cahier des charges est simplissime : la future voiture doit disposer de quatre places et pouvoir transporter 50 kg de bagages à 60 km/h, sans excéder une puissance fiscale de 2 CV, tout en étant facile d’entretien et économique. Elle doit en plus pouvoir traverser un champ labouré à pleine vitesse avec un panier d’œufs sans en casser un seul...

Le bureau d’études à carte blanche et va explorer des solutions parmi les plus originales. Le 1er septembre 1939, 250 voitures tout juste homologuées sont assemblées, prêtes à être lancées sur le marché. Mais le 3 septembre, la guerre est déclarée. Les voitures (sauf trois, qui resteront cachées jusqu’en 1998) sont démontées et détruites. Les études continuent néanmoins pendant la durée du conflit, et dès la Libération, un nouveau moteur refroidi par air et une étonnante suspension à bras tirés voient le jour. La suite ? Vous la connaissez à présent ! 

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