Edgar MAXENCE (1871-1954)

Lot 7
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Edgar MAXENCE (1871-1954)

Portrait de Gabrielle Lihoreau (née Rhodes -Goodwin) au paon devant le château de Saultré, propriété familiale, 1899

Huile sur toile, signée en bas à gauche, et marquée en haut à droite des armoiries d'Alain de de Roquefeuil-Cahuzac (second époux du modèle)

82 x 66 cm

32 1/4 x 26 in.


Une ancienne étiquette 273 en bas à droite


PROVENANCE

Famille du modèle, Château de Sautré,Pays-de-la-Loire

Puis par descendance


EDGAR MAXENCE

Présenté pour la première fois au public, le Portrait de Gabrielle Lihoreau peint par Edgar Maxence en 1899, a été conservé pendant plus de cent ans par la famille Lihoreau, et illustre le fruit d’une longue amitié avec le peintre. Edgar Maxence y déploie les enseignements de Gustave Moreau et d’Elie Delaunay, ses professeurs à l’école des Beaux-Arts. Résolument symboliste, il sera influencé toute sa vie par les préraphaélites et leurs compositions inspirées des légendes médiévales. Il exposera au Salon des artistes français puis au Salon de Rose-Croix de 1895 à 1897 où se côtoient les maîtres du symbolisme. Peintre reconnu, il recevra la Médaille d’Or à l’Exposition Universelle de 1900, obtiendra la Légion d’Honneur, et sera élu à l’Institut par l’Académie des Beaux-Arts en 1924. Son talent pour le portrait est ici mis au service de Gabrielle Lihoreau, qui est représentée devant le château familial avec les armoiries de son deuxième époux. Appuyée nonchalamment sur une balustrade imaginaire, Gabrielle semble interrompue dans sa lecture par le peintre. Son regard est rêveur mais franc. La simplicité de sa tenue et l’application à rendre sans artifice les détails de son visage témoignent de sa proximité avec Edgar Maxence mais aussi de l’évolution artistique du peintre qui privilégie la ressemblance. Il retrace un moment entre mythe et réalité, théâtre et subtilité. Ces qualités ont fait de lui l’un des plus grands portraitistes de son temps. Par les éléments allégoriques qu’il utilise (le paon pour la beauté et l’amour, et le livre pour la paix) il donne à ce portrait de Gabrielle une dimension symbolique. La technique du fond d’or fait figure de leitmotiv dans la peinture d’Edgar Maxence. Elle témoigne de son attachement profond et quelque peu nostalgique pour les techniques picturales anciennes auxquelles il consacre des journées de préparations. Le fond d’or emprunte aux objets reliquaires leur aura sacrée. À l’aube du XXe siècle, ce portrait imprégné de lyrisme et de sacralité est un héritage inédit du mouvement symboliste. 

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