CLAUDE VENARD (1913-1999)

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CLAUDE VENARD (1913-1999)

Les figues
Huile sur toile, signée en bas à gauche
Oil on canvas, signed on lower left
33.2 x 41 cm
13 1/16 x 16 1/8 in.
Un certificat d'authenticité de Mr Alain Vercel sera remis à l'acquéreur.
PROVENANCE
Collection privée, France

Claude Venard
Claude Venard est un peintre français autodidacte, qui forge son éducation artistique en restaurant des peintures au Musée du Louvre. A partir de 1935, il figure dans les expositions consacrées à l’Art moderne du monde entier. En 1936, il participe à une exposition en faveur d’un nouveau mouvement artistique dérivé de l’avant-garde, « Les forces nouvelles », prônant un retour aux principes stricts et traditionnels de l’artisanat, dont font partie Pierre Tal Coat et André Marchand. Claude Venard finit par s’en détacher et développe son propre style postcubiste en accentuant ses couleurs, appliquées de manière franche avec un couteau à palette, créant ainsi une matière « brute » au cœur d’une esthétique géométrique.
Les citrons révèlent l’influence qu’exerce l’œuvre de Cézanne sur Venard. On y retrouve les aplats de couleurs, ainsi qu’un style cubiste bien plus accentué, d’ailleurs qualifié de postcubisme. A l’image de l’œuvre de Venard, les couleurs y sont tranchantes, vives et lumineuses, d’autant plus mises en valeur par les contours et les ombres d’un noir absolu.
Les pipes se distinguent par une géométrie plus marquée, le fond lui-même étant quadrillé de rectangles de différentes tailles aux couleurs éclatantes, rappelant Mondrian. Chaque couleur s’impose par la subtilité et l’éclat de sa teinte, aucune n’étouffant l’autre, si bien que le gris, qui ne paraît plus être une couleur, est utilisé pour traduire la transparence du verre.
La troisième huile sur toile de Venard, Les figues, révèle l’évolution du style de l’artiste, progressant vers l’abstraction. Alors que les objets des natures mortes précédentes devenaient insolites, ils ne sont cette fois ici plus reconnaissables. On y retrouve l’influence du constructivisme par la superposition des formes géométriques, comme si l’objet était déconstruit. Bien que ses tons se confondent avec le fond, l’objet central est étonnamment mis en valeur par la composition de deux rectangles dont le vert et le rouge sont particulièrement vifs, mais surtout complémentaires.
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