Alix AYMÉ (1894-1989)

Lot 7
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Alix AYMÉ (1894-1989)
Baigneuses, 1935-1940
Laque
125 x 200 cm 

PROVENANCE
Collection privée, France

C’est lorsqu’elle séjourne au Japon en 1928 que l’artiste, installée à Hanoï depuis sept ans se découvre un amour tel pour la laque qu’elle ne s’en défera plus jamais. Quand, avec Inguimberty, elle introduit l’art de la laque en 1934 à l’École, les inspirations Art Déco se ressentent dans ses productions. Aux laques Japonaises, elle emprunte les fonds ou les larges aplats dorés. Aux laques indochinoises : les sujets traditionnels, et enfin à l’Occident : la modernité, pour en faire une symbiose aussi parfaite que sublime. Cette laque est une merveilleuse représentation du Vietnam fantasmé et adoré par l’artiste. Elle nous livre ainsi sa vision du paradis terrestre, à l’image de Gauguin qui avait trouvé l’inspiration à Tahiti, l’art d’Alix Aymé s’éveille en Asie. Les silhouettes graciles des jeunes femmes apparaissent tel un songe dans les ors de la laque avec pudeur et poésie. Le spectateur est plongé dans un songe délicat et apaisé, protégé et bercé par la végétation luxuriante et foisonnante qui ne laisse ni place au ciel, ni à un quelconque intrus.

Trong thời gian ở Nhật Bản năm 1928, hoạ sĩ, sống ở Hà Nội từ bảy năm, phát hiện ra một tình yêu dành cho sơn mài đến nỗi bà sẽ không bao giờ thoát khỏi. Khi, với Inguimberty, bà giới thiệu nghệ thuật sơn mài năm 1934 cho Trường, những cảm hứng Trang trí Nghệ thuật được cảm nhận trong các tác phẩm của bà. Từ sơn mài Nhật Bản, bà mượn các nền hoặc các mảng màu vàng lớn. Từ sơn mài Đông Dương, các chủ đề truyền thống, và cuối cùng từ phương Tây, sự hiện đại, để làm một sự sát nhập hoàn hảo và tuyệt vời. Bức sơn mài này là một tác phẩm tuyệt vời của Việt Nam trong mơ và tình yêu của hoạ sĩ. Do đó, bà cho chúng ta tầm nhìn về thiên đường trần gian. Giống như Gauguin, người đã tìm thấy nguồn cảm hứng ở Tahiti, nghệ thuật của Alix Aymé trỗi dậy ở châu Á. Những hình bóng duyên dáng của những thiếu nữ xuất hiện như một giấc mơ trong những vàng của sơn mài với sự khiêm tốn và thơ mộng. Người xem được đắm chìm trong một giấc mơ tinh tế và yên bình, được bảo vệ và ru bởi thảm thực vật tươi tốt và phong phú không chừa chỗ cho bầu trời, cũng không cho bất kỳ kẻ xâm nhập nào.

ALIX AYMÉ

Alix Aymé est née le 21 mars 1894 à Marseille. En 1909, elle entre au conservatoire de musique de Toulouse. En 1916, elle séjourne dans un pensionnat en Angleterre puis gagne Paris. Elle fait son apprentissage auprès de Desvallière et surtout de son maître Maurice Denis, membre du groupe des Nabis. Elle participe sous son autorité, au décor du théâtre des ChampsElysées. Avec son amie Valentine Reyre, elle travaille aux ateliers d’Art Sacré de Maurice Denis et réalise de nombreux bois gravés pour illustrer plusieurs ouvrages.
En 1920, elle épouse Paul de FautereauVassel, un professeur qui vient d’obtenir un poste à la mission franco-chinoise de Shanghai. Ils partent pour la Chine, puis s’établissent en 1921 à Hanoï où elle enseigne le dessin au Lycée technique de la ville. Parallèlement, elle envoie des œuvres en France qui seront exposées dans les salons et à l’exposition coloniale. En 1926, nait son premier fils Michel. D’après des croquis fait à Ceylan, elle illustre également une édition de luxe de Kim de Rudyard Kipling. Elle se sépare de son mari en 1928.
À la même époque, elle enchaîne plusieurs expositions à Hanoï et réalise de nombreux voyages en Asie. Elle illustre également par des bois gravés, le Livre de Job et Le diable par la queue de Cazotte. Aymé expose également en France à la Société Coloniale des Artistes Français
En 1930, elle est chargée par le gouvernement d’une mission de repérage au Laos en vue de préparer l’exposition coloniale de 1931. Elle est conquise par le charme du pays où elle exécute une quarantaine de toiles destinées à décorer le Pavillon du Laos à l’exposition coloniale. Résidant à Luang-Prabang, elle se lie d’amitié avec la famille royale qui la charge de réaliser une vaste décoration illustrant les traditions de ce pays (plus de 100 m2 ) pour la salle de réception du Palais Royal.
Elle voyage dans le Haut Laos et en Chine dans le Yunnan d’où elle ramènera de nombreux dessins et tableaux. Au Japon, elle étudie l’art de la laque. À son retour au Vietnam, elle est nommée professeur au lycée Albert Saraute, aux côtés d’Inguimberty, et sous la direction de Victor Tardieu pour enseigner la technique de la laque dont elle est devenue spécialiste. En 1931, elle épouse à Paris en deuxième noce le général Georges Aymé, frère de l’écrivain Marcel Aymé. Maurice Denis et Valentine Reyre sont ses témoins. Parallèlement, elle participe activement à l’exposition coloniale où ses œuvres sont exposées
De retour en Asie, tout en continuant d’enseigner, elle voyage en Corée, au Japon, au Cambodge et au Laos. Son travail s’ouvre à de nouvelles techniques telles l’eau forte, la peinture sur soie avec appli
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