MADAME DE LA FAYETTE (1634-1693)

Lot 11
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MADAME DE LA FAYETTE (1634-1693)

La Princesse de Clèves
S.l.n.d. [Amsterdam, A. Wolfgang ?,1678]. 4 tomes en 1 v in-12 (134 x 73 mm). Plein maroquin citron de l'époque, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos 5 à nerfs richement orné; roulette sur les coupes, tranches dorées dentelle intérieure, gardes marbrées d'époque.
1 f. de frontispice gravé avec le titre «La Princesse de Clèves», 1 f. d'avis «Le libraire au lecteur», 203 pp.
(parties I et II) et 197 pp. 1 f. n. ch (fin du Privilège achevé d'imprimer le 8 mars 1678) (parties III et IV).
5 lettrines et 4 bandeaux gravés à tête de buffle, sur le deuxième et troisième feuillet ainsi que sur la 1ère page des parties III et IV.
Un cul-de-lampe à tête de méduse au verso du dernier feuillet.

Superbe et rare édition parue la même année que l'originale, ornée d'un joli titre illustré, ayant appartenu au grand bibliophile Charles Nodier.
Ce frontispice représente un couple assis sur une terrasse par des balustres en marbre derrière lesquels on devine un troisième personnage observant la scène. Sur une colonnette de la balustrade se devine la lettre «L». Sur un piédestal, une sphère entourée de lauriers et surmontée d'une couronne porte le titre La Princesse de Clèves.
L'originale de La Princesse de Clèves, imprimée par Claude Barbin, étant rarissime en reliure d'époque, on peut aisément comprendre qu'un grand collectionneur comme Charles Nodier ait possédé un exemplaire de cette édition hollandaise parue la même année. Selon certains bibliographes, cet exemplaire est sorti des presses elzéviriennes.
Pour le collectionneur et bibliographe de Gand Charles Pieters (1782-1863) notamment, plusieurs caractéristiques de l’impression, comme le cul-de-lampe à tête de Méduse ou les fleurons, indiquent nettement sa provenance elzévirienne. Cependant, Alphonse Willems, qui fait autorité pour beaucoup désormais, dément cette assertion au vu des fleurons justement, qui diffèrent selon lui de ceux employés par les Elzévir, et du fait que cette édition ne figure dans aucun catalogue officiel des Elzévir. Il attribue cette édition à l’imprimeur Abraham Wolfgang, actif à Amsterdam de 1658 à 1693 et qui reproduisit dix ans plus tard une variante de notre exemplaire, en 1688. Elzévirienne ou non, cette édition du premier roman moderne de la langue française, n’en est pas moins de belle facture, dans une rare reliure du temps en maroquin citron.
Petites usures d’usages. Infimes taches sur les plats.

RÉFÉRENCES
Graesse IV, 71 ; Brunet III, 743 (cité comme édition elzévirienne) ; Willems n°1923 ; Tchemerzine, III, 839.

PROVENANCE
Bibliothèque de Charles Nodier n°791 vente de 1844. Charles Pieters (ex-libris). Mention manuscrite ancienne, à l’encre noire, sur la dernière garde: «De la vente faitte chés le Sr Pe Gaudouin libraire en 1727, n°259»

 
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