1970 - CITROËN DS PROTO

Lot 35
5 000 - 15 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 13 220 €

1970 - CITROËN DS PROTO

Sans carte grise/No registration papers

Prototype unique

Cumule les superlatifs

Véritable «morceau» d'histoire

Unique prototype

Outstanding in many ways

Truly a part of automotive history

Depuis la fin du 19ème siècle, la France est un pays d'automobiles, une terre d'inventeurs, de concepteurs, ou de bricoleurs de génie ayant eu un jour l'idée d'un projet artisanal un peu fou qui n'aura peut-être pas connu la destinée espérée.

Au détour, d'une grange ou d'un vieux garage, il arrive encore de faire d'incroyables découvertes, en atteste ce prototype unique dont la structure est constituée de deux units avant de Citroën

ID 19 ressoudés bout à bout!

Nous sommes en 1971, et notre proto fait sa première apparition lors du slalom en côte de Montigny-le-Roi. A son volant, Christian Derest et Raymond Girardin qui furent à l'origine de la construction de cet engin un peu fou. Léger et puissant, le prototype s'avère pourtant délicat à maîtriser à cause d'une monte pneumatique trop «faible» à l'avant selon les mots du principal intéressé qui décidera alors de monter des pneus de SM qui amélioreront sa tenue de route.

Pour aboutir à cette réalisation, plusieurs acteurs se sont associés, Christian

Derest en tête. Alors chef d'atelier au garage Perin, à Langres dans le département de la Haute-Marne, c'est lui qui imagine la conception du bolide afin de participer à des courses de côtes.

Pour la partie carrosserie, il s'associe à Jacky Boulangier, carrossier à Prauthoy qui a totalisé 415 heures de tôlerie pour fabriquer notamment les ailes avant, les portes ou bien encore l'aile arrière échancrée en aluminium. L'ensemble est bien fini et le nombre de pièces rapportées d'autres voitures est impressionnant.

Pour ne citer que quelques exemples, le capot avant est celui d'une DS et a été retaillé en haut et en bas, la calandre provient d'une Ami 8, les clignotants latéraux d'un Citroën HY, le parebrise d'une GS ou bien encore les feux arrières d'une

Simca 1300. Côté mécanique, là encore nous faisons d'incroyables découvertes.

Le moteur, directement emprunté à une DS, tourne à l'envers! Logique puisqu'il a gardé sa position dans l'unit avant qui, elle, a été retournée. C'est donc l'ensemble moteur, boîte de vitesse et timonerie qui a dû être repensé. Deux double carburateurs Solex de 40 viennent se greffer à la tubulure d'admission, l'allumeur vient d'une Austin, le démarreur d'une DS et la pignonnerie d'un HY...

La suspension hydraulique quant à elle fonctionne toujours et se trouve réglable en hauteur à l'avant et à l'arrière. Pour reprendre la piste, la voiture nécessite une sérieuse restauration, ce qui justifie notre estimation attractive, mais le moteur est tournant et elle sera livrée avec un stock de pièces.

C'est du grand art, et comme toute oeuvre d'art, ce morceau de l'histoire automobile française mérite d'être remis sous le feu des projecteurs tel qu'il l'avait été lors de sa première apparition en 1971.

Since the end of the 19th century, France has been a nation of cars, a land of inventors, designers and ingenious craftsmen who one day dreamt up a hare-brained scheme which didn't always meet with the success they hoped for. Along the way, in barns and old garages, there are still incredible discoveries to be made, as with this unique prototype, built from the front ends of two Citroën ID 19s, welded together back to back!

Back in 1971, this prototype made its first appearance at the hillclimb slalom at Montigny- le-Roi. Behind the wheel were Christian

Derest and Raymond Girardin, who were responsible for building this crazy machine. Although it was light and powerful, the prototype proved tricky to handle, as it was fitted with front tyres which weren't really adequate, in Derest's own words. He therefore decided to fit tyres from the SM, which improved its roadholding.

To bring this project to fruition, several parties joined forces, led by Christian Derest.

At the time the workshop manager of the Perin garage at Langres in the Haute-Marne ‘département', it was Derest who came up with the idea for a car to take part in hillclimbs. For the bodywork, he teamed up with Jacky Boulangier, who ran a bodyshop in Prauthoy: he spent a total of 415 hours producing the panels including the front wings, doors and the rear wing, which was formed from aluminium. The whole body is well finished, with an impressive number of parts taken from other cars.

To give just a few examples: the front bonnet comes from a DS, re-cut at the top and bottom, the radiator grille is from an

Ami 8, the side indicators from a Citroën

HY van, the windscreen from a GS and the rear lights from a Simca 1300. The car's mechanical components are just as amazing. The engine, taken straight from a DS, turns the wrong way! Which is in fact quite logical, as it is still mounted in the same position inside the front-end unit, which itself has been turned over. The entire engine, transmission, steering and braking systems therefore had to be redesigned.

Two dual-throat Solex 40 carburettors are connected to the inlet manifold, the ignition comes from an Austin, the starter motor from a DS and the gearset from an

HY... The hydraulic suspension still works and the height can be adjusted at the front and rear.

To take to the track again, the car will need an extensive restoration, which is reflected in our attractive price estimate, but the engine turns over and the car will be delivered with a stock of spare parts. The car is a work of art, a part of French automotive history, which like any other piece of art deserves to return to the limelight it occupied when it first appeared in 1971.
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