Importante commode marquetée en façade

Lot 257
40 000 - 50 000 €
Les résultats sont indiqués frais acheteurs inclus
Résultat: 47 175 €

Importante commode marquetée en façade

Importante commode marquetée en façade et sur les côtés de branchages fleuris et feuillagé sur fond de frisage de satiné dans des encadrements d'amarante. De forme mouvementée, elle ouvre par deux tiroirs sans traverse. Ornementation de bronze ciselé et doré tel que: chutes, poignées, entrées, descente de chutes, tablier, astragales et sabots. Estampille de C. WOLFF. Epoque Louis XV. Restaurations Dessus de marbre brèche rouge et gris. H: 91,5 - L: 162 - P: 68 cm Provenance: Vente à Paris, Me Rheims, Palais Galliera, les 29-30 novembre 1968, lot 286. De l'oeuvre d'esprit Louis XV de Christophe Wolff, nous connaissons quelques commodes en laque de l'Orient ou en vernis Martin tel un modèle qui se trouvait anciennement dans la collection du Dr. Alexandre Benchoufi (vente Sotheby's, New York, le 9 novembre 2006, lot 62); ainsi que certains exemplaires réalisés uniquement en bois de placage travaillé à fil contrarié, notamment une commode qui a été proposée aux enchères chez Christie's, à Londres, le 17 juin 1987; toutefois, c'est véritablement dans les meubles décorés de panneaux de marqueterie florale que l'ébéniste va démontrer toute l'étendue de son talent. En effet, à l'instar de la commode que nous proposons, Wolff se spécialisa dans ce type de décor tant apprécié par les amateurs de l'époque et qui firent la réputation de cet artisan en meubles; cela lui permit notamment de collaborer avec Gilles Joubert pour la livraison d'un superbe bureau de pente destiné au Cabinet de retraite du Dauphin au château de Bellevue (voir J-N. Ronfort, « Le mobilier royal à l'époque de Louis XV, 1759: Bellevue et le secrétaire du Dauphin », in L'Estampille/L'Objet d'art, n°286, décembre 1994, p.105-122). Plus généralement, parmi les meubles de Wolff réalisés dans cet esprit, mentionnons notamment: une petite commode à deux tiroirs passée en vente à Paris, Mes Ader-Picard, le 23 mai 1975, lot 130; une deuxième, vendue à Paris en 1994, qui est illustrée dans P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Paris, 2002, p.918; une troisième est reproduite dans J. Nicolay, L'art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle, Paris, 1982, p.485; enfin, citons également une encoignure, d'une paire, qui a figurée à l'exposition French Taste in the Eighteenth Century, The Detroit Institute of Arts, 1956, p.25, fig.54, ainsi qu'un secrétaire à abattant anciennement dans la collection Dubois-Chefdebien (vente à Paris, Me Ader, Hôtel Drouot, les 18-19 décembre 1940, lot 122). D'origine germanique, Christophe Wolff (1720-1795) figure parmi les plus importants ébénistes parisiens de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Dans un premier temps, il travaille en tant qu'ouvrier libre, puis il accède à la maîtrise en décembre 1755 et installe son atelier rue de Charenton et rue Neuve-Saint-Denis vers le milieu des années 1770. Il rencontre une grande notoriété et devient probablement l'un des principaux sous-traitants de certains grands marchands merciers parisiens de l'époque. De nos jours, certaines de ses réalisations appartiennent aux collections publiques françaises, particulièrement celles conservées au musée des Arts décoratifs, au musée Cognacq-Jay et au musée du Louvre à Paris.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue