EXCEPTIONNEL DRESSOIR À DOSSERET Bois de…

Lot 59
80 000 - 100 000 €
Résultat: 105 000 €

EXCEPTIONNEL DRESSOIR À DOSSERET Bois de…

EXCEPTIONNEL DRESSOIR À DOSSERET Bois de noyer H.: 247 cm: l. 174 cm: P.: 63 cm France (Dauphiné) Fin du XVème siècle Etat de conservation exceptionnel restaurations d'entretien Meuble honorable, le dressoir de parement a sa place dans toutes les grandes Maisons et dans toutes les grandes cérémonies. Il se prête à de somptueux déploiements d'orfèvrerie. Meuble des Rois et des aristocrates, il figure dans leurs Inventaires. En 1471, l'inventaire du Roi René au château d'Angers, en compte quatre, accueillant "coupes, aiguières, drageoirs, plats... d'argent ou de vermeil". La somptuosité et la virtuosité de la sculpture font de ce dressoir un modèle unique qui séduit par l'harmonie de ses proportions et la délicatesse de son décor. Elevé sur un soubassement, il laisse l'étage inférieur vide pour recevoir les plats, coupes et aiguières qu'il mettra en valeur. L'étage intermédiaire, fermé à deux guichets, recueille les pièces d'apparat en métal précieux. Dans l'inventaire de Pierre Surreau, Receveur Général de Normandie, réalisé en 1435, figure un "drécheur à deux aumaires (...) on quel drécheur estoit la vesselle d'argent (...): sept grans tasses, item trois esguières, sept gobeletz, dont il y a six pareulx et ung martelé, dix cuillers et deux salières, le tout d'argent...". L'étage supérieur fermé par le dosseret redevient lieu d'exposition pour un ensemble d'objets plus prestigieux encore. Fait très rare dans la structure, la fonçure d'un seul bloc est en bois de noyer, signe de raffinnement. Chacune des parties hautes se prête au déploiement d'un décor fastueux, et d'une grande homogénéité dans la distribution. L'ornement le plus sobre, beau motif à parchemin, recouvre la surface des panneaux latéraux. Les façades des layettes, du corps fermé et du dosseret, adoptent un programme sculpté emprunté aux façades des cathédrales et fondé, à chaque registre, sur le principe de répétition. Sculpté à fleur de bois, un réseau de nervures et d'ogives avec soufflets, mouchettes et quatre feuilles, d'une incomparable finesse, compose le fond sur lequel s'appliquent les petits arcs en accolade moulurés, surmontés d'un fleuron découpé et nervuré. Chaque travée est scandée d'étroits pinacles rapportés, d'une inouïe préciosité. Le métal, au rôle fonctionnel, se marie au bois dont il décalque les motifs. Découpé, repoussé, appliqué sur un fond de velours au rouge éteint, il compose une dentelle d'ogives et de quatre feuilles d'une infinie délicatesse, ourlée de cadres de jonc torsadé. La frise sommitale à claire voie décline avec légèreté la même organisation de soufflets et mouchettes que l'étage plein des tiroirs. Le dressoir "rempli de thrésors précieux" expose, sans ostentation mais selon le principe de répétition déjà évoqué, quatre blasons identiques qui occupent le centre des panneaux du dosseret. Sur chacun, seul le chevron est sculpté. Pour individualiser le blason, les armes étaient peintes. La peinture ajoutait et distribuait les figures et les couleurs étroitement codifiées qui disaient l'identité de chaque famille. Au sein de la noblesse dauphinoise de la fin du Moyen Age, quelques dizaines de familles portaient dans leurs armes un chevron. L'identification du propriétaire fait donc défaut. Mais l'extraordinaire parure du meuble en fait une pièce sans équivalent connu provenant d'un très grand château
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